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On en vient à aimer son désir et non plus l'objet de son désir. Friedrich Nietzsche

On en vient à aimer son désir et non plus l'objet de son désir. Friedrich Nietzsche
Et face à la feuille blanche, je tremble, malgrè tout ce qui me passe par la tête et tout ce qui m'entrave le coeur.

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J'aurai tellement voulu être belle. Pas de cette beauté plastifiée, déjà vue, cette beauté surfaite et quasi banale. Moi je voudrais briller, rayonner, devenir le soleil. Ton soleil. Que les étoiles s'éteignent quand tu me regardes, et que je devienne à tes yeux la seule chose capable d'exister réellement. Sans artifice ni superflu. Mais je ne suis pas belle. Comme si le bonheur me rejetait. C'est facile de dire ça, mais ce n'est qu'une question de chance. Pourtant quand je serre les doigts, ils se referment sur du vide. Et puis plus rien. Le noir, la chute, la décadance, la bérézina, la dernière échance, l'hécatombe. La chute, surtout la chute. Mon corps tombe vers une sorte de liquide gélatineux, qui me recouvre, m'ensevelit, me noie. Mes peurs se concrétisent. Elles deviennent réalité comme dans mes cauchemards. Un écho sourd qui tape dans mes oreilles. Un retour à la vrai vie. Parfois, j'essaye de me dire que la réalité vaut mieux que les rêves car on ne peut pas vivre dans une illusion mensongére. Jusqu'au jour, où je replonge dans cette eau chaude et bleue, où je rêve encore. Toutes les barricasdes que j'avais précédemment construites s'effondrent. Tant pis. Je recommence.


alinéaSi seulement j'avais pu être belle, au moins à tes yeux.

# Posté le mercredi 10 juin 2009 16:03

Modifié le lundi 22 juin 2009 15:45

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